Réflexions | Vivre en Chine

Pensées d’automne

19 décembre 2019

Ces derniers mois, j’ai été plutôt absente des réseaux sociaux en général, ou en tout cas, moins présente qu’à mon habitude et il y a eu plusieurs raisons pour cela.

L’une des raisons plutôt évidente est le manque de temps. Oui, j’en ai marre de dire cela chaque année, à chaque fois que je reprends les cours, j’ai tendance à détourner mon attention du reste… Par exemple, j’admire les gens qui arrive à étudier, et en même temps aller souvent à la salle de sport, car moi je n’y arrive pas. Le sport, c’est quand je suis en vacances, les études c’est quand je ne suis pas en vacances. J’aimerais vraiment changer cette organisation de temps mais je n’y suis jamais arrivé malheureusement. Puis à l’heure où je vous écris ces lignes, je prépare mes exams pour demain et la semaine prochaine haha.

Et puis, cela commence à faire longtemps que je vis en Chine maintenant. Les un an et demi ont déjà été atteint et je traverse souvent des jours où simplement : j’en ai marre de tout. Souvent, la France me manque. Et ce qui est paradoxal c’est qu’avant de vivre en Chine, j’en avais souvent marre de la France et je ressentais le besoin de bouger et de voyager. Maintenant, ici, c’est pareil, sauf que concrètement je ne peux pas non plus voyager à ma guise à cause des contraintes de temps, d’argent.

Découlant des paroles précédentes, il y a de plus en plus de moments où je ne me sens plus vraiment à ma place ici. Pendant la première année, peut-être parce que c’était la première année ou bien, peut-être que c’était parce que j’étais à Shanghai, il m’arrivait bien sûr aussi d’avoir des petits « pétages de plomb » de temps en temps mais bien moins souvent que maintenant. Et pour cause, je sais bien désormais que même si je parle couramment chinois, même si mon mari est chinois, même si je suis complètement adaptée à la vie chinoise, je serais toujours considérée comme l’étrangère blonde, qu’on fixe dans la rue, dont on parle dans la rue, dont on dit qu’elle est russe ou ukrainienne, sans prendre conscience que même les étrangers peuvent comprendre le chinois mandarin ou le dialecte de Chongqing. Et je ne parlerais pas de toutes les contraintes au quotidien, rien que pour acheter des billets en avance sur des applications pour certains lieux touristiques, en tout cas à Chongqing, la carte d’identité chinoise est indispensable. Les étrangers doivent se rendre aux guichets, et ce n’est qu’un exemple parmi d’autre, je pourrais écrire tout un article sur cela.

Bien sûr pour l’instant, nous envisageons toujours de vivre en Chine, j’envisage toujours de trouver un travail ici ou ailleurs en Chine après mon master, mais la question qui résonne souvent dans ma tête c’est : Est-ce que je vais être capable de supporter cela toute ma vie ? Est-ce que c’est juste une passade ou un sentiment qui va continuer sur le long terme ?

La mélancolie à son paroxysme !

Pour le moment, j’ai un peu trouvé dans la préparation de Noël une petite bulle pour me réfugier, je me suis particulièrement investie dans la décoration et cela donne une âme apaisante à mon petit appartement, sans compter sur le fait d’avoir un petit chat qui fait des bêtises à tout bout de champ ! D’ailleurs j’écrirais probablement un article pour garder ce premier « vrai » Noël en Chine en mémoire.

Pour finir sur cette petite réflexion automnale, je voudrais quand même terminer sur une note joyeuse, avec les jolis couleurs d’automne sur le campus D de l’Université de Chongqing :

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